Non au 100% dématérialisé
Prêter. Donner. Revendre. Toucher. Sauvegarder. Profiter. Conserver.
L'avantage des jeux physiques sont nombreux. Que cela soit pour prêter à un ami ou à un membre de sa famille. Ou revendre. Ou simplement racheter d'occasion moins cher, plusieurs années après sa sortie pour des raisons financières. Cependant, le dématérialisé rencontre lui ses limites.
En effet, le dématérialisé c'est de la fumée. Un nuage. Une licence d'usage ou le jeux ne devient plus sa propriété, mais une sorte de location à durée.... Non déterminée, dont la durée sera soumise au bon vouloir de l'éditeur. Mais qu'on ne pourra pas conserver à longue échéance. Quid de la fermeture des services en ligne ou le jeu échouera à son lancement ? Poubelle.
Qu'en est-il de cette satisfaction aujourd'hui, en 2026, de pouvoir insérer cette carte en plastique plein de circuits électroniques pour pouvoir jouer à des jeux de son enfance ? Ou de faire découvrir le rétro d'hier à des personnes plus jeunes ?
Le physique, c'est l'histoire du jeu vidéo qui se raconte au travers des âges. Car les jeux d'aujourd'hui seront les jeux rétro de demain. Ou pas. Car le jour où les serveurs de Sony seront fermés, ce jeu si fun en 2026 ne sera plus jouable en octobre 2057. Disparaissant dans l'oubli. Ou bien, à plus courte échéance, le jour où pour X ou Y raison obscure, Sony aura unilatéralement décidé de supprimer ce jeu. Adieu les 70€ envolés.
Certes, on en met plein la figure à Sony et sa future PlayStation 6. Mais il y a un passé pas si lointain durant l'E3 ou, Sony se moquait ouvertement, en 2013, de Microsoft. Ou la question « comment partager un jeu » avait pour réponse une simple boîte de CD tendu par Shuhei Yoshida à Adam Boyes. Internet n'oublie jamais.

Des indélicats chenapans et défenseurs opiniâtres de Sony diront que Steam fait exactement la même chose. Que les jeux sont remplis de DRM et qu'on ne peut pas jouer à ces jeux à l'extérieur de Steam. Quel petit gougnafier. Mais il existe des plate-formes comme GOG par exemple. On télécharge le jeu : zéro DRM: On peut le garder, le graver sur CD ou DVD et le conserver pour le réinstaller ailleurs. Si besoin. Ou bien, si un jour, le dit jeu venait à disparaitre du store. Ou si un jour votre connexion internet venait à rendre l'âme.
Bref, Sony veut imposer le dématérialisé. Mais loin s'en faut : Mérité sera ce jour ou à l'instar du shop de la 3DS, le shop de la Playstation 6 sera siphonné jusqu'à la dernière goutte.
Merci à Stop Killing Games pour son combat. Tristesse que l'Union Européenne aie rejeter la protection du consommateur.
Maintenant, le futur du jeu vidéo ce sera vous, moi. Chacun et chacune d'entre nous. Chaque euro dépensé pour l'achat d'un jeu sera l'acceptation d'un des deux mondes. Un combat fratricide entre le physique et le non physique.
Bref
Merci d'avoir lu.